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HÉLÈNE LEUWERS - Soutenance de thèse
Publié le 25 mars 2025
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Mis à jour le 26 mars 2025
Les praticiens de santé devant la justice. Conflits et structuration des activités de soin à Paris et à Londres (XIVe - milieu du XIVe siècle)
Date(s)
le 14 mai 2022
14h
Lieu(x)
Bâtiment Pierre Grappin (B)
Salle B015 - René REMOND
Salle B015 - René REMOND
Section CNU : 21 - Histoire/civilisations : mondes anciens
Unité de Recherche : MéMo
Directeur : M. Franck COLLARD, Professeur des universités
Jury :
Résumé
Cette étude envisage les conflits liés à la santé et leur résolution comme voie d’approche de la pratique des médecins, chirurgiens, barbiers et de la structuration de leurs activités entre le XIVe et le milieu du XVIe siècle. Les différends traduits devant les tribunaux permettent d’envisager les interactions entre ces praticiens, qu’ils possèdent ou non des titres, et avec des patients au sujet de différends professionnels – sur la formation, le droit d’exercer, les prérogatives – ou thérapeutiques, sur la qualité des soins, la rémunération, les règles « déontologiques ». L’enquête est menée à Paris, où la faculté de médecine entend contrôler les pratiques médicales et à Londres, qui ne bénéficie pas d’un tel encadrement. Dans ces deux villes, où des conflits similaires sont tranchés dans le cadre de systèmes juridiques différents, des parallèles documentaires – sources judiciaires, normatives et produites par les groupes de praticiens – invitent à tisser des comparaisons et à interroger la fécondité des querelles, les formes de la responsabilité des soignants et l’évolution d’une préoccupation pour la santé des populations. En justice, les conflits participent à la recherche, sous l’autorité des juges, d’issues conciliant les attentes des praticiens et des patients, les revendications professionnelles et les préoccupations sanitaires des autorités publiques. Ils se révèlent structurants car ils sont l’occasion pour les acteurs de s’approprier les moyens d’action à leur disposition, de définir des conceptions parfois concurrentes de la médecine et de la chirurgie et, enfin, de forger les normes qui encadrent les activités en les interprétant ou en obtenant qu’elles soient précisées.
Thèmes de recherche : Londres (GB) ; Moyen Âge ; Paris (France) ; Médecine -- Droit
Unité de Recherche : MéMo
Directeur : M. Franck COLLARD, Professeur des universités
Jury :
- Président / Présidente : Marilyn Nicoud
- Examinateurs / Examinatrices : Franck Collard, Marilyn Nicoud, Julie Claustre, Alexandre Lunel, Matthew P. Davies, Wendy Jo Turner
- Rapporteur / Rapporteuse : Julie Claustre, Alexandre Lunel
Résumé
Cette étude envisage les conflits liés à la santé et leur résolution comme voie d’approche de la pratique des médecins, chirurgiens, barbiers et de la structuration de leurs activités entre le XIVe et le milieu du XVIe siècle. Les différends traduits devant les tribunaux permettent d’envisager les interactions entre ces praticiens, qu’ils possèdent ou non des titres, et avec des patients au sujet de différends professionnels – sur la formation, le droit d’exercer, les prérogatives – ou thérapeutiques, sur la qualité des soins, la rémunération, les règles « déontologiques ». L’enquête est menée à Paris, où la faculté de médecine entend contrôler les pratiques médicales et à Londres, qui ne bénéficie pas d’un tel encadrement. Dans ces deux villes, où des conflits similaires sont tranchés dans le cadre de systèmes juridiques différents, des parallèles documentaires – sources judiciaires, normatives et produites par les groupes de praticiens – invitent à tisser des comparaisons et à interroger la fécondité des querelles, les formes de la responsabilité des soignants et l’évolution d’une préoccupation pour la santé des populations. En justice, les conflits participent à la recherche, sous l’autorité des juges, d’issues conciliant les attentes des praticiens et des patients, les revendications professionnelles et les préoccupations sanitaires des autorités publiques. Ils se révèlent structurants car ils sont l’occasion pour les acteurs de s’approprier les moyens d’action à leur disposition, de définir des conceptions parfois concurrentes de la médecine et de la chirurgie et, enfin, de forger les normes qui encadrent les activités en les interprétant ou en obtenant qu’elles soient précisées.
Thèmes de recherche : Londres (GB) ; Moyen Âge ; Paris (France) ; Médecine -- Droit
Mis à jour le 26 mars 2025